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Communiqué de Presse : Profonations à Strasbourg |
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Perşembe, 28 Ocak 2010 |
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Strasbourg, Le 28 Janvier 2010
Nous vivons des temps difficiles. L’histoire se rappelle à nous et lance des défis pour nos consciences à chaque instant. Il est vrai que la planète est menacée, que la crise économique décime les plus vulnérables, que nous avons du mal à répondre à la violence des événements qui nous touchent.
Dans le même temps, il est des domaines qui ne peuvent accepter la flexibilité. Peu importe les confessions ou les convictions qui sont les nôtres. La profanation de la mémoire dépasse nos supposés clivages. La Shoah est perçue comme une leçon assimilée par chaque personne qui partage les territoires sur lesquels nous vivons et qui véhiculent des valeurs universelles. L’holocauste qui est une résurgence de la noirceur de l’âme humaine ayant répondue aux instincts xénophobes existants dans chaque peuple n’a malheureusement jamais disparue de nos sociétés. Il s’agit d’un échec flagrant de la pédagogie dans ce domaine alors que les discours d’intolérances trouvent un écho plus important chaque jour qui passe. Ce chantier est à revoir d’urgence.
La profanation du cimetière juif de Strasbourg le 27 Janvier 2010, à l’heure où nous commémorions la Shoah sur le parvis du Conseil de l’Europe est un message fort adressé en direction de nos concitoyens et de leurs dirigeants. Le Juif est en Europe un symbole lorsque nous touchons à la haine raciale et religieuse. En réalité, malgré des efforts éducatifs importants pour contrer l’antisémitisme récurant, il est plus que jamais la cible principale des extrémistes de tous bords. Cela ne nous rassure pas, ni pour la cohésion sociale, ni pour la paix sociale.
Ces dernières années, le musulman a rejoint le Juif dans cette condition peu enviable par la restriction de ses droits et libertés fondamentaux. L’extrémisme de droite surfe sur la méconnaissance, les légendes et les peurs. Parfois l’extrémisme est nourri par d’autres extrémismes. Par exemple, un acte extrémiste perpétré au nom de l’Islam est relayé systématiquement par une affirmation extrémiste dans notre société. Les extrémistes de tous bords forment une même famille.
Nous ne pouvons nous satisfaire de fermer les yeux aux intolérances qui ne nous touchent pas directement parce que nous devenons complices. Nos différences culturelles doivent être des portes ouvertes au dialogue et à la rencontre. Aujourd’hui nous sommes blessés et nous saignons devant l’attaque du cimetière juif de la capitale de l’Europe. Nous assurons cette communauté de notre solidarité en connaissance de cause et en ayant expérimentés ce type d’attaques à de multiples reprises.
FILIZ Veysel
Vice-Président
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